Le député national Lourdes Arrieta Il a présenté dans le Congrès de la Nation Argentine projet de déclaration 5781-D-2025, par lequel le Chambre des Députés exprime son « la plus ferme condamnation de la militarisation de l’île d’Annobón par le régime de Guinée équatoriale » et exprime son « Profondément préoccupés par les dénonciations publiques émanant de la presse internationale, des organisations de défense des droits de l'homme et des citoyens annubonais en exil. »
Le texte vise à ce que l'Argentine, forte de son rôle historique de défenseur des droits de l'homme, prenne position sur ce qu'il décrit comme « Violations systématiques des droits de l’homme à l’encontre de la population civile, notamment le blocus de l’information, le recours indiscriminé à la force, la suppression des garanties d’une procédure régulière et la répression des aspirations légitimes à l’autodétermination du peuple d’Annobón. »

Dans les fondamentaux, Arrieta Il souligne que l'île — annexée au destin de la Guinée équatoriale par la dictature de Francisco Franco— vivant depuis 2022une escalade militaire sans précédent »avec « Les troupes lourdement armées, les bases permanentes et les patrouilles constantes ont créé un climat d’occupation, de harcèlement et de terreur quotidienne. »
Le projet souligne également la détérioration de la situation humanitaire : « Pénuries alimentaires, manque d’eau potable, soins médicaux précaires, maladies infantiles généralisées et un exode forcé qui a réduit de moitié la population en seulement trois ans. »Il met également en garde contre la pollution environnementale et l'utilisation de l'île. « comme décharge de déchets toxiques et lieu d'opérations minières utilisant des explosifs qui mettent en danger la vie de la population. »
Arrieta a décrit ces pratiques comme compatibles avec « la notion de génocide structurel ou d’apartheid administratif », dénonçant une « politique systématique d’exclusion, de violence et de destruction physique ou culturelle du peuple annobonais ».
Le texte cite des rapports de Amnesty InternationalFreedom House, Access Now et le Groupe de travail sur la détention arbitraire à partir de Organisation des Nations Unies (ONU), qui en avril 2025 a conclu que la détention de 37 Annobonais était illégale dans de multiples catégories du droit international, notamment la ségrégation ethnique, et a exigé leur libération et des réparations.
Enfin, Le projet exhorte le Congrès argentin à « contribuer à rendre visible le drame d'Annobón devant les instances multilatérales et à renforcer l'engagement national en faveur de la protection des peuples opprimés, de leur dignité et de leur droit de choisir librement leur destin ».




