Un demi-Basque a exprimé son inquiétude pour Annobón et a mis en garde contre la succession conflictuelle d'Obiang

Teodoro Obiang, président de la Guinée équatoriale, lors d'une réunion en Chine, à Pékin, en mai. TINGSHU WANG / PISCINE / EFE

Dans un article intitulé «Teodoro Obiang, contre Denbora Gehien Daraman Autokrata » («Teodoro Obiang, l'autocrate avec le plus long temps au pouvoir »), écrit par le journaliste Mikel García Martikorena, le média basque Berria, s'est montré profondément préoccupé par la situation à Annobón, soulignant la répression exercée par le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et les tensions croissantes autour de sa succession. 

La note décrit avec force comment l'autocrate guinéen, au pouvoir depuis 45 ans, a transformé la Guinée équatoriale en une « grande prison », où les citoyens vivent dans un climat constant de peur et d'impuissance.

L'article souligne que Obiang, qui se présente comme le « sauveur » du pays, a maintenu son mandat par la violence et la répression, éliminant toute forme d'opposition et manipulant les élections. Un exemple particulièrement frappant de cette répression s'est produit à Annobón, où les habitants ayant exprimé leur opposition au régime ont été arrêtés et transférés à Malabo, dans le but évident de faire taire toute voix dissidente.

Berria.eus souligne également que la succession de Obiang Il est présenté comme un processus hautement conflictuel. Selon le média, Obiang Il est gravement malade et a fait moins d'apparitions publiques, mettant en avant son fils, Teodorín Nguema Obiang Mangue, qui est prêt à hériter du pouvoir. Toutefois, cette transition ne sera pas facile puisque, comme le précise l'article, les membres de l'élite guinéenne considèrent Théodorine comme un « clown », ce qui pourrait compliquer sa légitimité et sa stabilité au pouvoir.

L'article souligne également la corruption endémique dans laquelle il a été impliqué. Théodorine, rappelant qu'il a été condamné en France en 2021 pour corruption, ce qui ajoute encore plus de doutes sur sa capacité à diriger le pays.

"S'ils ne gèrent pas bien la répression, le pays pourrait exploser", prévient le média, soulignant que la Guinée équatoriale est au bord d'une crise majeure si la succession ne s'effectue pas de manière contrôlée.

Cet article met en lumière l'inquiétude internationale concernant la situation en Guinée équatoriale, en particulier sur l'île d'Annobón, et les complications liées à la succession d'un régime qui a survécu à la répression et au contrôle absolu sur le pays et son peuple.

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