Au milieu de l'oppression et de la répression qui frappent la communauté annobonaise, la situation des familles des disparus est devenue intenable, en particulier pour les grands-mères et les enfants qui se retrouvent impuissants après les enlèvements perpétrés par le régime. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. La vulnérabilité de ces groupes témoigne non seulement de la brutalité du gouvernement, mais aussi de son mépris des droits humains fondamentaux et de la dignité de ses citoyens.
Ces derniers jours, le cas de cinq femmes annobonaises âgées qui ont été kidnappées sur l'île d'Annobón et emmenées à Malabo, sans véritable raison, a été connu. Ces grand-mères, Robustiana Majeda Barcelone, Bestue généreuse, Rita Laurier, Résurrection masculine y Francisca Andreu, ont été détenus dans des conditions inhumaines, privés de nourriture et d'eau pendant près de trois semaines. Le régime les a maintenus en captivité sans aucune accusation formelle, pour ensuite les libérer sous condition et sous la contrainte de répéter un scénario qui les a privés de leur dignité.
L'abandon de ces grand-mères dans les rues de Malabo, sans soutien de l'État et loin de leurs familles, est un acte de cruauté qui souligne la discrimination et le traitement inégal dont souffrent les Annobonais de Guinée équatoriale. Ces grand-mères ne reçoivent aucune pension ni aide du gouvernement et, après avoir été libérées, leurs proches ont dû organiser des collectes pour pouvoir les ramener à Annobón. Ce fait, en plus d'être inhumain, est illégal et viole leurs droits fondamentaux.
L’enlèvement puis l’abandon de ces grands-mères ne constituent pas un cas isolé. Il s’agit d’une pratique systématique d’un régime qui non seulement ignore sa responsabilité de protéger ses citoyens, mais qui utilise également la peur et la violence pour faire taire toute voix dissidente. La communauté internationale continue d'exiger où se trouvent les trente-sept Annobonais détenus par l'État sur la base de fausses accusations et dont le sort reste inconnu.

La situation d’impuissance dans laquelle se trouvent les familles de ces personnes disparues est alarmante. Les grands-mères sont contraintes de faire face à une pauvreté extrême, sans ressources pour subvenir aux besoins de leurs enfants, tandis que les enfants, privés de la protection de leurs parents, grandissent dans un environnement de peur et d'incertitude.
Le principe de la responsabilité de protéger (R2P) est clair : les gouvernements ont le devoir de protéger leurs citoyens contre les crimes atroces, tels que le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l'humanité. Cependant, le régime Obiang a délibérément manqué à sa responsabilité, non seulement en ne protégeant pas les Annobonais, mais aussi en étant le principal auteur des violations de leurs droits.
La communauté internationale doit agir face à ces violations flagrantes des droits de l’homme. Le régime de Guinée équatoriale ne peut pas être autorisé à continuer d’opérer en toute impunité, kidnappant et abandonnant ses citoyens sans une réponse ferme et décisive. La vie d’innombrables femmes, enfants et hommes annobonais ne peut pas être utilisée comme monnaie d’échange dans la répression du régime.
Dans ce cadre, le Gouvernement de la République d'Annobón a exigé la libération immédiate et inconditionnelle des trente-sept citoyens injustement détenus. En outre, il a exigé la cessation absolue de la persécution et de la répression que subissent les familles de la part du régime de Guinée équatoriale. Annobón ne restera pas silencieux jusqu'à ce que justice soit rendue et que la liberté et la paix soient rétablies pour tous ses citoyens.




