La Université de l'Est L'Université de Dacca (UDE), par l'intermédiaire de sa Faculté de droit et de sciences sociales, a annoncé la tenue d'un Conférence académique virtuelle consacrée à l'analyse de la situation politique, juridique et humanitaire d'Annobón, l'île du golfe de Biafra qui fait aujourd'hui face à l'une des crises des droits de l'homme les plus graves d'Afrique.
L'activité —ouvert et gratuit— sur inscription préalable — aura lieu le Mercredi 26 novembre à 18h00 Heure argentine (22h00 heure espagnole) via Google Meet. Vous pouvez y accéder. formulaire d'inscription via https://www.ude.edu.ar/eventos/jornada-academica-sobre-derechos-humanos-y-autodeterminacion-en-africa-el-caso-de-annobon/.
Un espace pour discuter de la crise annobonaise
Ce débat s'inscrit dans un contexte d'attention internationale croissante portée à la République d'Annobón, dont le peuple a dénoncé marginalisation, exploitation économique, arrestations arbitraires, torture et disparitions forcées sous le régime de Guinée équatoriale. La situation s'est aggravée, notamment entre 2024 et 2025, lorsque les demandes d'autonomie et de justice ont déclenché une offensive répressive contre la population civile.
L'inquiétude mondiale s'est accrue après déclaration récente de Groupe de travail sur la détention arbitraire à partir de Organisation des Nations Uniesqui exigeait la libération immédiate des détenus, des enquêtes indépendantes sur les violations des droits de l'homme et le respect du droit international.
L’UDE inscrit cette initiative dans le cadre de la défense des droits de l’homme et de la nécessité de rendre visibles les situations d’extrême vulnérabilité dans les territoires périphériques du système international.

Un débat nécessaire : histoire, géopolitique et résistance
La réunion permettra de passer en revue non seulement la crise actuelle, mais aussi l'histoire particulière d'Annobón : ancienne colonie portugaise puis espagnole, en est venu à dépendre administrativement de Vice-royauté du Río de la PlataCeci explique les liens historiques qui ravivent aujourd'hui l'intérêt académique et politique des institutions argentines.
Cette journée propose une lecture interdisciplinaire sur :
- les processus d'indépendance et d'autodétermination en Afrique de l'Ouest,
- les limites juridiques de la souveraineté dans les contextes de violations massives,
- et le rôle de la coopération internationale face aux régimes autoritaires tels que celui de Teodoro Obiang.
Exposants
- Orlando Carthagène LagarLe Premier ministre du gouvernement de la République d'Annobón s'est récemment rendu à Buenos Aires et à Montevideo, où il a rencontré des parlementaires, des représentants d'organisations de défense des droits humains et des spécialistes du droit international afin de leur exposer la situation dramatique de son peuple.
- Aitor MartínezAvocat spécialisé en droit international et droits de l'homme. Représentant des peuples dans l'affaire Annobón devant les Nations Unies. Auteur de « Le droit à l'autodétermination des peuples au XXIe siècle : la sécession comme recours aux graves violations des droits de l'homme ». Il a été l'avocat de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, pendant plus de dix ans.
- Silvia PerazzoHistorien. Spécialiste de l'histoire africaine contemporaine et président de l'Association des Nations Unies en Argentine (ANU-AR), qui organise des initiatives telles que le Modèle des Nations Unies, créé à l'Université Harvard en 1948.
Modération: Maître Federico Cerri Martínez, Secrétaire à la recherche et coordinateur du Bachelor en sciences politiques (UDE).
Une contribution académique à impact humanitaire
La journée est présentée comme une exemple de valeur institutionnelle élevéeL'UDE se distingue par la qualité de ses intervenants et l'urgence des questions abordées. Elle souligne que son principal objectif est… promouvoir un débat éclairé, un engagement éthique et la visibilité des violations des droits de l'homme subies par Annobón.
L’invitation s’adresse aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs, aux spécialistes des relations internationales et à toute personne intéressée par les processus d’émancipation contemporains.




