Le CPDS se joint à la plainte contre l'expulsion forcée après la libération des Annobonais

L'un des 37 Annobonais kidnappés, au moment de sa libération.

« Les habitants d'Annobon ont été détenus à Annobon, Malabo et Bata, où ils résidaient. Cependant, après leur libération, ils ont tous été expulsés vers Annobon », a déclaré le CPDS dans son communiqué officiel du 20 juin 2025.

Au cours des dernières heures, le gouvernement de la République d'Annobon Il a déclaré que cette action représente une continuation de la politique systématique de répression et de contrôle territorial du régime néocolonial de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui a transformé Annobon en le plus grand goulag à ciel ouvert de la planète, où règnent châtiments, isolement et torture. « Les déporter à Annobon, c'est les envoyer mourir malades sans soins médicaux, loin des projecteurs et des médias, et les exiler vers une mort lente et certaine. C'est masquer leur extrême maigreur, leur état de santé incurable. »

À cet égard, le CPDS a souligné que ce fait constitue une violation très grave des droits de l'homme, car elle viole les articles fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et de la Loi fondamentale de la Guinée équatoriale elle-même. Tous ces cadres réglementaires garantissent la liberté de circulation et le libre choix de résidence.

« Cet acte honteux (…) est une violation flagrante du droit de chaque citoyen à résider librement n’importe où dans le pays », a déclaré le Comité exécutif du CPDS.

Annobón a expliqué que la communauté internationale doit comprendre que ce type de mesures ne sont pas de simples erreurs administratives ou des irrégularités isolées : elles font partie d’un modèle de punition collective, d’intimidation et d’étouffement politique contre un peuple historiquement discriminé qui lutte pour son autodétermination.

Alors que le régime tente de réduire au silence la résistance annobonnaise par l'emprisonnement, l'exil forcé ou la manipulation territoriale, la voix du peuple reste intacte. La déportation massive des personnes libérées vers l'île – où il n'y a ni hôpitaux, ni liberté de la presse, ni services de base, mais une forte présence militaire – n'est pas un geste humanitaire, mais un acte de solidarité. stratégie d'isolement et de démobilisation.

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