Le Conseil des droits de l'homme du Organisation des Nations Unies vient de publier une résolution historique dénonçant le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour des crimes systématiques contre la population de l'île d'Annobón, actuellement militarisée et soumise à un black-out total de l'information.
Dans son avis, le Groupe de travail sur la détention arbitraire a ordonné la libération immédiate de 37 Annobonais kidnappés et torturés, dont beaucoup ont été détenus au secret pendant des mois, et ont exigé une indemnisation de l'État, une enquête pénale contre les responsables et la publication du jugement. Le jugement – un triomphe juridique pour l'avocat Aitor Martínez Jiménez et le Premier ministre de la République d'AnnobonOrlando Cartagena Lagar- a été informé le 10 juin et le même jour, le régime a annoncé la libération forcée des otages.
Les Nations Unies ont confirmé que Les arrestations étaient arbitraires pour des raisons ethniques, culturelles et nationales, ce qui constitue un acte de persécution raciale. Il s'agit de l'une des formes les plus graves de violation des droits de l'homme reconnues par le système international.
Les victimes – parmi lesquelles des artistes, des enseignants et des dirigeants communautaires – ont été brutalement réprimées après avoir protesté contre la pollution environnementale, la destruction de leurs habitations et le pillage des ressources naturelles de l'île. À ce jour, Annobón demeure sous occupation militaire, sans accès à Internet ni au téléphone, et sa population est soumise à la peur, à la faim et à la répression.
Cette résolution non seulement soutient les demandes d’Annobon, mais exige également une réponse concrète de la communauté internationale pour mettre fin à des décennies de silence, de colonialisme secret et de violence d’État.




