La République d'Annobon dénonce publiquement une nouvelle manœuvre désespérée du régime Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour forcer une manifestation sur l'île le 11 mai. À ce moment-là, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) — une dénomination orwellienne dont la structure nie systématiquement la participation des citoyens et réprime toute forme de dissidence — cherche désespérément et avec force quelqu’un pour lire un discours officiel truffé de mensonges, après avoir réalisé que même ses propres membres ne sont pas capables de le faire.
L'opération est dirigée par Victoriano Manel Quintana, alias « Mene Babuya », décrit par le gouvernement annobonais comme une « marionnette » de Anastasio Asumu Maman, Chambres de culte Chonco y Reginaldo Ejido Panadés, qu’ils décrivent comme le « sinistre trident d’Annobón ». Quintana, accusent-ils, dirige un appareil de contrôle militaire basé sur l'extorsion, l'exploitation sexuelle et la maltraitance des enfants, dans le but de réprimer la population et d'empêcher toute forme de dissidence. Il convient de rappeler que le régime néocolonial de Guinée équatoriale détient en otage plus de 38 Anbonnais depuis juillet 2024, à la suite d'une manifestation pacifique contre l'utilisation de la dynamite.
La plainte met également en garde contre une nouvelle escalade de l'autorité : selon une circulaire diffusée par les autorités locales, tous les mineurs de 14 ans et plus sont tenus d'assister à la manifestation. Des agents du régime, des Fang-Pamu et des collaborateurs annobonais, sillonnent les rues de Palé en menaçant directement les familles : si un enfant est absent, il sera expulsé de l'école et ses parents seront emprisonnés.
« Il s'agit d'une opération terroriste visant à intimider les familles et à les soumettre à la brutalité du régime », indique le communiqué. « Ils forcent le peuple à se condamner lui-même afin de simuler un soutien populaire et de rejeter une fois de plus le dialogue avec Annobon. »
"Le régime prétend simuler une reddition du pouvoir spirituel et ancestral de l'île au gouverneur imposé, serviteur du surveillant des enfants", souligne le texte du gouvernement de la République d'Annobón. Mais la cause d'Annobon progresse. Les traîtres perdent leur sang-froid et le régime s'embrase, acculé par sa propre corruption, son terrorisme et son népotisme.
A quelques heures de la manifestation forcée, les tensions sur l'île augmentent. Le gouvernement souverain d’Annobon réaffirme son engagement en faveur de la liberté, de la dignité et de la souveraineté du peuple d’Annobon et exige la fin immédiate des représailles, des enlèvements et des menaces contre la population civile. « Nous condamnons absolument cette manœuvre du gouvernement Obiang et exigeons la libération de toutes les personnes enlevées », a conclu le gouvernement de la République d'Annobon.




